CAER. JE sur François d’Assise
Mercredi 28 janvier 2015, 9h30-17h00. Faculté ALLSH, 29 av. R. Schuman, Aix-en-Provence. Pôle multimédia, salle de colloque 2.
Mercredi 28 janvier 2015, 9h30-17h00. Faculté ALLSH, 29 av. R. Schuman, Aix-en-Provence. Pôle multimédia, salle de colloque 2.
Mercredi 28 janvier 2015 à 16h30. Faculté ALLSH, 29 av. R. Schuman, Aix-en-Provence. Pôle multimédia, salle de colloque 1.
Mardi 3 février 2015, 14h00-17h00. Faculté ALLSH, 29 av. R. Schuman, Aix-en-Provence. Pôle multimédia, salle 2.44.
Mercredi 4 février 2015, 18h00-20h00. Faculté ALLSH, 29 av. R. Schuman, Aix-en-Provence. Salle du Conseil 2e étage.
Bâtiment T1 – Pôle Multimédia / Salle de colloque 2 Grand Séminaire de la Maison de la recherche Schuman - Conférence Invité : Jan Miernowski (Université du Wisconsin, Madison) « La beauté de la haine. Des guerres de religion aux guerres de religion (XVIe - XXIe siècles) » http://allsh.univ-amu.fr/maison-recherche/grand-séminaire https://vimeo.com/140426776
Journées coordonnées par les représentants des doctorants des 11 laboratoires de la Maison de la recherche sur le thème « Perception, expression et interaction »
La parution des Cahiers noirs de Heidegger en 2014 a provoqué de violentes polémiques quant au sujet de l'antisémitisme supposé de leur auteur – aussi bien en Allemagne comme en France. Entre autres, le président de la Martin-Heidegger-Gesellschaft, Günter Figal, professeur en philosophie renommé à l’université de Freiburg, a démissionné en janvier 2015 de la présidence tout en prenant ses distances par rapport à Heidegger et en réaction aux passages clairement antisémites. Contrairement à l’opinion dominante jusqu’à nos jours qui voulait que Heidegger n’avait justement pas été antisémite, on doit se confronter dorénavant à cette question : comment affronter la dimension de l’antisémitisme dans la pensée d’un des plus grands philosophes du 20ème siècle ? Comme le souligne l’éditeur des Cahiers noirs, Peter Trawny : « Notre vision de Heidegger comporte maintenant une facette nouvelle, inconnue jusqu’ici : à un certain moment de son cheminement, le philosophe a ouvert sa pensée à un antisémitisme inscrit dans l’histoire de l’être. » Rejetant conjointement une position apologétique et une position purement hostile, Trawny nous propose dans son livre Heidegger et l’antisémitisme une troisième voix philosophique, qui « se pense capable de nommer clairement “l’erreur” de Heidegger et en même temps de souligner l’esprit abyssalement philosophique des Cahiers noirs. »
Alors que le nombre des migrants dans le monde est estimé à près d’un milliard et que le nombre des
déplacés à l’intérieur de leurs propres pays vient de dépasser celui de la Seconde guerre mondiale, ce qui entraîne
de graves crises en Europe comme ailleurs, les sciences sociales et humaines se doivent de mieux comprendre ce
qu’impliquent ces phénomènes sur le plan social comme sur le plan politique. Les réalités migratoires
contemporaines sont complexes en raison d’une quadruple caractéristique : mobilité accrue ; extension planétaire ;
diversité du sens des flux ; variété des causes (économiques, politiques, environnementales). Elles créent en
conséquence des catégories migratoires extrêmement variées qu’il importe de penser ensemble, comme il importe
de penser conjointement les rencontres multiples de langues et de cultures et les tensions politiques et sociales
suscitées.
En approfondissant, en systématisant et en radicalisant la philosophie de Kant, notamment par la suppression
de la référence à la chose en soi, cet être supposé exister en lui-même, indépendamment de toute référence à un
sujet connaissant, Fichte a rassemblé les éléments qui permettent de relancer cette question dans sa forme
moderne par excellence : celle de l’opposition de l’être au moi, en laquelle s’approfondit chez lui l’opposition
kantienne de l’objectivité et de la subjectivité. Et, dans le cadre de la problématique ouverte par Heidegger
d’une manière centrale et explicite : que veut dire « être » ?, la question fondamentale est alors de savoir si on
peut penser l’être sans référence à un sujet constituant. Le colloque « Fichte et l’ontologie », propose d’établir,
dans une perspective critique, un bilan sur l’ontologie de Fichte, sur l’état des travaux concernant cette
problématique dans le cadre de la philosophie transcendantale.
Communications de : Jean Arnaud, Pascal Cesaro, Christine Esclapez, Jean-Paul Fourmentraux, Guy Lambert et
Fabrice Métais.