“lmpulsivity, risk/reward Sensitivity and Personality of Adolescents High Risk-Takers Under Judicial Supervision: a behavioral and physiological study” (ISPAHRT)

Financement : Inserm
Date de début : 27/01/2026
Date de fin : 26/01/2028

Porteur.e.s du projet

Anaïs Osmont (MCF. Centre PSYCLE)

Budget

146.435 euros

L’étude des addictions revêt une importance cruciale dans le domaine de la santé publique, compte tenu de l’ampleur des impacts sociaux, économiques et sanitaires associés à ces troubles. Pendant l’adolescence, les comportements à risque jouent un rôle majeur dans le développement des comportements addictifs. Des études antérieures ont montré que les prises de risques à l’adolescence prédisent le risque d’addiction à l’âge adulte (Bonomo et al., 2004; Grant et al., 2006, 2010; Palmer et al., 2009) et mettent en évidence un lien entre la précocité des premières consommations de substances et la gravité des troubles liés à ces consommations à un stade ultérieur (Guerin et al., 2021). La prise de risque est un processus général par lequel les individus décident de s’engager ou non dans une activité aux résultats incertains, en évaluant le niveau de risques et de récompenses potentiels. Plusieurs études ont mis en évidence que l’implication précoce dans des comportements à risque, notamment la consommation de substances, est associée à une vulnérabilité accrue aux addictions à l’âge adulte. Cette dynamique est d’autant plus préoccupante chez les adolescents sous main de justice (PJJ), population présentant une propension accrue à la prise de risque et un risque supérieur de développer des addictions. Toutefois, la nature spécifique des comportements à risque dans cette population et les mécanismes sous-jacents restent encore à préciser.

Ce projet vise à caractériser les comportements de prise de risque des adolescents sous main de justice et à identifier les déterminants cognitifs, socio-émotionnels et contextuels impliqués dans ces comportements.

En identifiant les facteurs de risque et de protection liés aux comportements à risque et aux addictions dans cette population vulnérable, il contribuera à l’élaboration future de programmes de prévention et d’intervention plus ciblés et efficaces. Il offrira également des perspectives pour une meilleure prise en charge des adolescents à haut risque de développer des addictions.