26 novembre 2026 - 13:30 / 19:00
(*) sous réserve d'autorisation de soutenance
Titre : Dialectique du corps en scène et de son image fragmentée : étude de l'effet de l'énonciation poétique sur un corps en jeu
Jury :
Louis DIEUZAYDE, Maître de conférences, LESA - Aix Marseille Université, Directeur de thèse
Christine DEVELOTTE, Professeure émérite, ICAR UMR ENS Lyon, Rapporteur
Christophe TRIAU, Professeur des universités, HAR - Université Paris Nanterre, Rapporteur, Président
Julien SERRES, Professeur des universités, ISM Aix Marseille Université, Co-Directeur de thèse
Sandrine LE PORS, Professeure des universités, RIRRA - Université Paul Valéry Montpellier, Examinateur
Arnaud MAÏSETTI, Maître de conférences, LESA - Aix Marseille Université, Examinateur
Jean ARNAUD, Professeur émérite, LESA - Aix Marseille Université, Examinateur
Lennart RUBBERT, Maître de conférences - ICube - Université de Strasbourg, Examinateur
Résumé de la thèse :
Née d’une collaboration entre les arts de la scène et les sciences de la robotique, cette thèse de doctorat explore l’incidence du langage poétique sur le corps de l’acteur qui l’énonce. Cette recherche interdisciplinaire s'appuie sur le spectacle expérimental Novabot : un dispositif qui fait interagir sur un plateau de théâtre un acteur, des capteurs physiologiques et plusieurs modes de captation filmique (caméra sur pied, drone quadricoptère et dirigeable robotisé). Il s’agit d’une analyse en quelque sorte spectrographique du corps, fondée sur le suivi en temps réel de données physiologiques de l’acteur (respiration et oculométrie) grâce à une ceinture thoracique permettant de prélever et de projeter une courbe respiratoire et grâce à des lunettes d’oculométrie permettant de capter et de diffuser son champ de vision, révélant ainsi partiellement les mécanismes internes liés à l’énonciation poétique. Les dispositifs filmiques, pour leur part, rendent visibles certains aspects de la fabrique du jeu de l’acteur notamment au travers de réactions corporelles que le spectateur n’est naturellement pas appareillé à percevoir. La langue novarinienne s’est imposée de par sa capacité à dynamiter et à régénérer la langue tout en soumettant l’acteur à l’exploit de sa profération. Fragmenter, focaliser et augmenter la perception de la présence actorale créerait en outre une immersion du spectateur dans le processus de jeu de l’acteur. Cette hypothèse a été mise à l’épreuve au fil de quinze représentations données dans des théâtres et lors d’événements scientifiques. L’analyse descriptive et théorique des composants de cette expérimentation constitue l’objet de cette thèse.
Lieu : Aix Marseille Université - Campus Centre - Site Saint-Charles - 3 place Victor Hugo - 13331 Marseille
Bâtiment 14 Turbulence - Salle 14-110
