CGGG. 1er colloque OBERT Observatoire Européen des Récits du Travail

28 juin 2023 09:00 / 30 juin 2023 18:00

RÉCITS DU TRAVAIL – Raconter le travail – Posture et positionnement social

Lieu : Faculté de lettres d’Aix-en-Provence, 28 av. Robert Schuman.

Salles : Bâtiment Multimédia, salle de colloque 1 et 2, 3.03 et 3.09 et Maison de la Recherche 2.44 et 2.41

Le travail, entendu comme l’exercice d’une activité, pas toujours rémunéré, et en tant qu’identité professionnelle, structure la vie des communautés dans la plupart des sociétés contemporaines, malgré le fait qu’il soit un moyen de moins en moins efficace de mobilité sociale ascendante (Piketty 2013). De nombreux processus historiques, tels que les dynamiques coloniales et impériales et les phénomènes migratoires, ont également été liés au travail, et des formes de résistance ou bien des révolutions ont été souvent articulées dans un contexte de travail.

Les changements intervenus au cours des dernières décennies et qualifiés de « troisième » (Rifkin 2011), voire de « quatrième » révolution industrielle (Schwab 2015), avec les avancées technologiques, la mondialisation financière et les changements climatiques ont radicalement transformé le lien entre travail, domination et liberté (individuelle et collective) sans pour autant effacer la tension entre travail et liberté dans la vie des individus et des organisations (Donaggio, Rose, Cairo 2022).

Le premier colloque international de l’OBERT vise à approfondir la connaissance des genres, des formats et des vecteurs qui ont été utilisés pour raconter, comprendre et décrire le monde du travail, depuis la fin du XVIIIe siècle jusqu’aux scénarios futurs esquissés par la sociologie (De Masi 2017) ou imaginés par la science-fiction.

Afin de dresser un bilan raisonné et d’ouvrir de nouvelles perspectives théoriques, l’objectif du colloque est de questionner la manière dont sont conçus et construits les récits de travail, qu’il s’agisse de créations artistiques, de témoignages issus directement des milieux professionnels, de représentations issues de la culture dite populaire ou de discours théoriques.

À cette fin, nous avons choisi deux éléments particulièrement problématiques pour étudier le travail, avec ses implications sociales et politiques : premièrement, la posture que l’instance auctoriale ou discursive assume par rapport à la formation discursive (Meizoz 2004, 2010 ; Donnarumma 2014 ; Korthals Altes 2014) ; et deuxièmement, son positionnement (Coghlan & Brydon-Miller 2014) dans le champ culturel, social et politique. Les deux concepts de posture et de positionnement, à cheval entre ethos discursif et prédiscursif (Amossy 2010) s’interrogent mutuellement et sont évidemment étroitement liés, puisqu’une posture d’auteur présuppose et/ou suggère un certain positionnement.

INFORMATIONS ET INSCRIPTIONS : http://obert.cggg.fr/

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